Le comportement humain en combat ou lors d’une agression

Le comportement humain en combat ou lors d’une agression

Pour avoir observer au cours de ses quelques quarante années le comportement des combattants en compétition, en opérations militaires sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures ou dans les rixes que l’on peut rencontrer au cours d’une vie, il semble qu’un sentiment surpasse les autres. La Peur.

La peur règne en Maîtresse généralement sur le lieu d’une agression. Cette peur est commune et même nécessaire, pour mobiliser les ressources complètes à la survie.

Elle présente cependant, des visages bien différents et très divers, en fonction du stress qu’elle induit et cela, au cours d’une même agression.

Il semble qu’il existe deux réactions de survie, la stimulation et l’inhibition.

Dans le premier cas, l’organisme fait appel à toutes ses ressources pour « faire face » au danger. Dans le deuxième cas, au contraire, la peur freine l’individu dans son approche du risque. Chacune de ces réactions peut connaître une forme normale et une forme aggravée lorsque la quantité de « terreur » supportable est dépassée.

Cette forme aggravée peut se traduire par une fuite en avant ou bien, une paralysie complète.

Dès le début de l’action, notre organisme s’organise en fonction, et autour de nos réactions

Nos réactions vont varier considérablement en fonction de l’expérience de l’individu et de la confiance qu’il met dans sa capacité à faire face aux événements.

Cette confiance est renforcée et encadrée par différents facteurs de l’environnement humain : confiance vis-à-vis de son entraînement personnel, de sa motivation et de son engagement, l’espoir de victoire ou de revanche, ou une certaine idée de la justesse de la cause…

Les femmes, les hommes sont inégaux dans un processus d’agression. Non pas en termes de genre humain, différence entre la femme et l’homme, mais plutôt en termes d’esprit et de mental.

La connaissance de cet état de fait permet aisément de développer des méthodes tactiques qui s’efforcent d’utiliser au mieux ses ressources humaines et de prendre ainsi, l’ascendant sur celles de l’adversaire.

Cela suppose de partir du réel, plutôt que de chercher à imposer des schémas techniques appris lors des entraînements ou des stages de Self Défense ou de Krav Maga dont la logique, impeccable en théorie, ne correspond pas à celle qui anime les femmes et les hommes sous les coups répétés d’une agression.

Dans ce contexte de violence, chaque individu est un stratège.

A chaque stage de Self Défense ou de Krav Maga que nous animons en France, nous mettons en exergue cet état de fait. Chaque stagiaire est un stratège de combat qui s’ignore…

Ce stratège est plus ou moins doué, passif ou actif, utilisant ou non chaque ressource mise à sa disposition pour s’adapter au milieu.

C’est en cela que lors de nos stages de self défense, nous essayons de vous faire comprendre par la pratique, le formidable potentiel qui est en chaque stagiaire.

Les maîtres et véritables experts le savent bien. Nous devons à la fois être les stimulateurs et les coordonnateurs d’énergies.

Elever nos semblables par la maîtrise, tient plus d’une heuristique, que d’une méthode cartésienne.

La longue quête afin d’affaiblir la violence dans le cœur de certains humains passerait-elle par ce chemin ?

Cyril Marchand

Krav-et-self.com

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